empty
 
 
26.05.2026 12:49 AM
Le dollar change de cible

Si un actif ne se dirige pas là où il est censé aller, il y a de fortes chances qu’il évolue dans la direction opposée. La divergence de la croissance économique et l’évolution du regard des investisseurs sur l’avenir des taux de la Fed et de la BCE auraient dû faire plonger l’EUR/USD. Pourtant, la paire de devises majeure est restée accrochée au niveau de 1,16, refusant obstinément de baisser. Résultat : grâce aux déclarations de la Maison-Blanche sur la paix au Moyen-Orient, l’euro s’est apprécié, ce qui pourrait marquer le début d’un large mouvement haussier.

Le dollar n’a pas gagné de terrain dans un contexte d’amélioration de l’appétit pour le risque à l’échelle mondiale, même si la confrontation entre les États-Unis et l’Iran se poursuivait. Parmi les principales raisons citées figurent de solides publications de résultats d’entreprises américaines et l’espoir d’une désescalade du conflit au Moyen-Orient. Si les précédents discours de Donald Trump sur la proximité d’un accord avec Téhéran se sont révélés infondés, il existe un adage : il n’y a pas de fumée sans feu.

Dynamique des positions des hedge funds et des gestionnaires d’actifs sur le dollar américain

This image is no longer relevant

Lorsque le président américain a commencé à évoquer les dernières étapes d’un accord avec l’Iran, et que le secrétaire d’État Marco Rubio s’est dit convaincu qu’il aboutirait, le sentiment des investisseurs a fortement changé. De plus, cette fois, les rumeurs concernant un accord ne venaient pas seulement de la Maison-Blanche, mais aussi de Téhéran et d’intermédiaires. En conséquence, les hedge funds et les gérants d’actifs qui avaient auparavant acheté des dollars américains se préparent désormais à vendre.

La principale raison pourrait être une évolution des anticipations du marché à terme concernant le taux des federal funds. Actuellement, les produits dérivés indiquent une probabilité de 55 % d’une hausse en 2026. Cependant, si la Maison-Blanche a raison et que la flambée de l’inflation n’est que temporaire, la Fed n’aura pas besoin de resserrer sa politique monétaire. Au contraire, le moment pourrait venir où un assouplissement sera nécessaire. C’est également l’avis de BlackRock, l’un des plus grands gérants d’actifs au monde, qui affirme qu’en cas de choix entre restriction et expansion, elle privilégierait une baisse des taux.

Un argument de poids pourrait être la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Fed. Donald Trump espère que cette personnalité convaincra le FOMC de la nécessité d’un assouplissement monétaire. Sa prestation de serment à la Maison-Blanche a constitué une première depuis l’époque d’Alan Greenspan.

This image is no longer relevant

Donald Trump a évoqué l’indépendance de la Fed, mais le président américain s’est davantage concentré sur le caractère temporaire du ralentissement de l’inflation. Ce processus pourrait servir de base à une future baisse du taux des federal funds. Cependant, la banque centrale doit d’abord constater un ralentissement des prix à la consommation.

D’un point de vue technique, sur le graphique quotidien, EUR/USD revient dans la zone de juste valeur de 1,1630–1,1785. Si les haussiers parviennent à tenir le support à 1,1630, le risque d’une poursuite du mouvement de hausse augmentera. Dans ce cas, il conviendra de privilégier l’ouverture de positions longues sur l’euro contre le dollar américain.

Marek Petkovich,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

Recommended Stories

Can't speak right now?
Ask your question in the chat.