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13.08.2026 12:14 AM
Le dollar à l’écoute du pétrole

« Les promesses ne sont pas la même chose que le mariage. » Donald Trump a déclaré que les États-Unis « ont le contrôle total » du détroit d’Hormuz et a juré que l’Iran paierait pour les attaques contre les navires. Les déclarations tonitruantes ne manquent pas, mais il n’y a aucun progrès réel dans les discussions entre Washington et Téhéran. Néanmoins, il y a longtemps que les investisseurs ont cessé d’évaluer le dollar américain en fonction de la rhétorique de la Maison-Blanche. Ce qui compte bien davantage, c’est ce qui se passe sur le marché obligataire.

Dynamique des taux de la Fed et rendements des Treasuries

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Le rebond du Brent et la remontée des rendements des bons du Trésor américain ont redonné de l’élan aux partisans d’une baisse de l’EUR/USD. Les rendements des Treasuries avaient reculé la semaine dernière après des chiffres décevants sur les créations d’emplois non agricoles, ce qui avait réduit la probabilité d’un relèvement du taux des fed funds. Toutefois, l’escalade des tensions autour du détroit d’Hormuz a rappelé au marché les risques d’inflation — et, avec eux, les « faucons » de la Réserve fédérale. Les rendements des Treasuries vont bouger, et le dollar américain suivra.

En réalité, la faiblesse des données sur l’emploi américain ne semble plus être un argument suffisant pour maintenir les rendements sous pression. Des médiateurs pakistanais ont déclaré que les parties étaient « proches d’un accord » sur Hormuz. Mais tant qu’aucune « fumée blanche » n’apparaîtra au-dessus du détroit, les intervenants sur le marché des dérivés continueront d’intégrer une prime de risque géopolitique, et avec elle une probabilité accrue de resserrement de la Fed.

Tous les regards se tournent vers la publication de l’indice des prix à la consommation américain prévue mercredi. Un rapport modéré pourrait permettre aux obligations de regagner du terrain après la vague de ventes liée au marché du travail. À l’inverse, un chiffre solide, en particulier porté par la hausse de l’essence, justifierait les anticipations d’un resserrement de la politique de la Fed et conforterait les faucons. Comme le souligne Mizuho, un IPC faible pourrait aider tactiquement, mais la question est de savoir si cela suffira à compenser, d’ici septembre, les pressions liées à l’énergie et aux chaînes d’approvisionnement.

Néanmoins, le conflit en cours et l’affaiblissement des espoirs d’un règlement rapide pourraient peser sur le marché obligataire indépendamment du rapport sur l’inflation. Dans un tel scénario, le dollar bénéficie de deux atouts simultanés : son statut de valeur refuge et des rendements plus élevés. L’euro reste otage d’une guerre extérieure, observant le détroit d’Hormuz depuis la touche, sans disposer de ses propres arguments pour une contre-attaque. Les stratégistes d’ING estiment que l’écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et la zone euro restera favorable au dollar tant que la Banque centrale européenne n’aura pas clairement signalé la fin de son cycle d’assouplissement.

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Le billet vert est-il prêt à conserver sa position si, finalement, le détroit est ouvert ? Je doute que le marché souhaite ce scénario autant que le dollar lui-même semble le faire.

Techniquement, sur le graphique quotidien, l’EUR/USD teste un niveau important — 1,1525. C’est là que se situent la borne supérieure de la zone de juste valeur et la ligne 2-4 de la figure Wolfe Wave. Une cassure à la baisse servira de base pour des ventes. Un rebond — pour des achats de l’euro contre le dollar américain.

Marek Petkovich,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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