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Le deuxième cycle de négociations entre l’Iran et les États-Unis n’a pas eu lieu pour le cinquième jour consécutif. Personne ne sait actuellement quand les diplomates iraniens et américains se rencontreront enfin. Il n’est même pas certain que cette rencontre aura lieu. Téhéran exige la levée du blocus du détroit d’Hormuz, tandis que Washington refuse, mais prolonge la trêve. Pour quelle raison ?
Donald Trump a déclaré mardi que la prolongation de la trêve est due aux divisions au sein du gouvernement iranien. Selon lui, le grand ayatollah Mojtaba Khamenei est prêt à négocier avec les États-Unis, mais le Corps des Gardiens de la révolution islamique insiste sur la levée du blocus du détroit d’Hormuz et des ports iraniens avant que les négociations avec Washington puissent se poursuivre. Trump a indiqué qu’il avait été prié de ne pas reprendre les frappes contre l’Iran par le Premier ministre du Pakistan et par le maréchal iranien. Les dirigeants iraniens ont besoin de plus de temps pour parvenir à un consensus concernant les négociations avec les États-Unis, et Trump a décidé de leur accorder ce délai. Le président américain a également souligné un détail important : le cessez-le-feu restera en vigueur jusqu’à la fin des négociations. Par conséquent, les pourparlers doivent d’abord reprendre, puis s’achever, soit par un accord, soit par un échec définitif.
Ce qui se passera dans l’un ou l’autre cas est probablement clair pour tout le monde. Dans le premier scénario, une période de paix au Moyen-Orient. Dans le second, une escalade de la guerre. À mon avis, il est peu probable que les négociations se concluent par un accord signé. Du moins pour l’instant, je n’en vois pas les conditions, compte tenu des positions catégoriques des deux parties. Dans le même temps, personne ne se précipite pour reprendre les hostilités. Comme je l’avais annoncé, le passage à un conflit prolongé est devenu réalité, et celui-ci n’est pas entièrement éteint : il couve et peut se rallumer à tout moment.
C’est probablement le meilleur scénario compte tenu des circonstances. Si la situation au Moyen-Orient ne s’embrase pas de nouveau, cela donnera au moins au monde entier le temps de s’adapter à la nouvelle réalité énergétique. Les pays confrontés à une pénurie de ressources énergétiques chercheront de nouveaux fournisseurs, et les compagnies pétrolières et gazières rechercheront de nouveaux gisements et développeront de nouveaux territoires. Le monde se débarrassera progressivement de sa dépendance au pétrole arabe. Et c’est une bonne chose. C’est une solution au problème, même partielle. Dans ce cas, le coût du pétrole et du gaz ne continuera au moins pas à augmenter de façon exponentielle. Les ressources énergétiques coûteront désormais bien plus cher qu’il y a deux mois, mais je rappelle que ce n’est de loin pas la première fois dans l’histoire de l’humanité que le pétrole dépasse les 100 $ par baril.
Sur la base de mon analyse de EUR/USD, je conclus que l’instrument reste au sein d’un segment haussier de la tendance (illustration ci‑dessous) et, à court terme, se trouve dans une structure corrective. L’ensemble de vagues correctives semble assez complet et ne pourrait prendre une forme plus complexe et étirée que si une trêve stable et de long terme était établie entre l’Iran, les États‑Unis, Israël et TOUS les autres pays du Moyen‑Orient. Sinon, je considère qu’un nouvel ensemble de vagues baissières pourrait commencer à partir des niveaux actuels. Ou, au minimum, une vague corrective.
La structure en vagues de l’instrument GBP/USD est devenue plus claire avec le temps, comme je m’y attendais. Nous voyons désormais sur les graphiques une nette structure haussière en trois vagues, qui peut déjà être achevée. Si tel est réellement le cas, on peut s’attendre à la formation d’au moins une vague descendante (probablement d). Le segment haussier de la tendance peut prendre une forme en cinq vagues, mais pour cela, le conflit au Moyen‑Orient doit s’apaiser, et non se rallumer. Par conséquent, le scénario de base pour les prochains jours est un repli vers la 34e figure ou légèrement en dessous. Ensuite, tout dépendra de nouveau des facteurs géopolitiques.