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17.03.2026 12:33 PM
La livre sterling restera sous pression tant que les prix de l’énergie ne baisseront pas

L’économie britannique a ralenti de manière inattendue en janvier, avec une croissance du PIB restant inchangée et une production industrielle inférieure aux attentes. Ces chiffres contredisent les récents indicateurs d’activité des entreprises, qui faisaient état d’une accélération en ce début d’année.

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La Bank of England tiendra sa prochaine réunion ce jeudi, et les anticipations concernant son issue ont profondément changé par rapport à celles qui prévalaient avant le déclenchement du conflit dans le Golfe. Auparavant, le marché s’attendait à deux baisses de taux cette année, partant du principe que l’inflation dépasserait enfin les effets de base de l’an dernier et commencerait à reculer de manière régulière. La guerre a radicalement modifié la donne, et les marchés penchent désormais plutôt pour une nouvelle hausse de taux que pour des baisses.

Un tel revirement du sentiment des investisseurs aurait pu soutenir la livre, mais la situation est compliquée par la forte hausse des prix de l’énergie, qui risque de porter un coup supplémentaire à la demande des consommateurs et, par conséquent, à la croissance du PIB. Jusqu’à récemment, on pensait que la croissance économique en février pourrait atteindre environ 0,3 %, ce qui aurait suffi à la Bank of England pour maintenir une pause sur les taux dans l’attente d’une évolution plus favorable de l’inflation. Cependant, si le PIB de février s’avère lui aussi inférieur aux prévisions, cela signalerait non seulement une stagnation, mais aussi une nette augmentation des risques de récession.

Un rapport sur le marché du travail sera publié jeudi avant la réunion, mais il est peu probable qu’il influence la position de la Bank of England.

La position nette vendeuse sur la livre a augmenté de 1 milliard de livres sterling sur la semaine de référence, pour atteindre -7,1 milliards de livres sterling, ce qui traduit un net biais baissier. Cette hausse est intervenue alors même que les anticipations d’un resserrement de la politique de la Bank of England se renforçaient. Dans le même temps, le cours théorique tente de se retourner à la hausse, principalement en raison de la progression rapide des rendements, elle-même alimentée par les attentes entourant la politique de la Bank of England.

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Comme prévu il y a une semaine, la livre a actualisé son récent creux à 1,3252, mais n’a pas encore évolué vers la zone de soutien plus large de 1,3000–1,3050. Cela tient peut‑être en partie au regain d’anticipations selon lesquelles les États‑Unis pourraient sécuriser le transport des ressources énergétiques par le détroit d’Ormuz en constituant une coalition internationale. Cependant, il est probable que le proche avenir mette en évidence la difficulté de former une telle coalition, et que la livre reprenne sa baisse en direction de la zone de 1,3000–1,3050. Les attentes concernant la politique de taux de la Bank of England ont peu de chances de compenser deux tendances négatives : la durée du conflit militaire et, plus encore, le ralentissement général de l’économie britannique.

Kuvat Raharjo,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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